jeudi 16 juillet 2015

DAÏBA SOUS LES EAUX

Les  pluies qui se sont abattues dans la nuit de mardi 14 à mercredi 15 juillet dans la région de Matam, ont fait des dégâts matériels importants avec une perte en vie humaine enregistrée au niveau du village de Goumal dans le département de Kanel.
Les  dernières pluies qui se sont abattues dans la région ont été à l’origine de dégâts matériels très  importants dans les localités de Daïba et Goumal appartenant toutes deux au département de Kanel. Au niveau du village de Goumal, situé dans le «Daandé mayo», la furie des eaux a été telle que plusieurs concessions se sont retrouvées inondées. Notamment, la maison en banco d’un maître coranique dont l’écroulement a occasionné plusieurs blessés et la mort d’un jeune talibé. 
 A Daïba, un autre village affecté qui se trouve à 3km de Sinthiou Bamambé, ce sont surtout les eaux de ruissellement venant des collines et de qui ont engendré des désastres. Tout comme la diguette de protection de la localité, le pont qui se trouve sur la route nationale en partance vers Bakel a aussi cédé devant la furie des eaux. Une situation qui a fortement impacté sur la circulation au niveau de l’axe routier Ourossogui-Bakel qui s’est révélé impraticable. Au niveau du village, où près de 25 concessions ont été fortement inondées, les habitants ont perdu beaucoup de biens.
Le gouverneur de région, Oumar Mamadou Baldé, qui s’est déplacé sur les lieux, à côté des populations, aux premières heures de la matinée, évaluera la situation avec les services techniques pour y apporter les solutions requises. Sur ce, un Comité régional mis sur pied s’active depuis à recenser les populations victimes de l’intempérie... Une bretelle construite en dernier lieu, avec l’assistance de la Société des mines de Matam et le Prodam, a permis la reprise de la circulation au niveau de l’axe. Du provisoire, en attendant des travaux d’appoint.

Confidences de Moustapha Kébé à son ami: "Ne me laisse pas avec eux..."

Dans la nuit du 13 au 14 juillet dernier, Moustapha  Kébé, 26 ans, chauffeur de taxi-bus établi au Gabon trouvait la mort dans la brigade de gendarmerie de Libreville dans des circonstances nébuleuses. Si les gendarmes de la brigade de Pk9 évoquent la thèse du suicide par pendaison, ses compatriotes pensent que le jeune Moustapha Kébé est mort des suites de sévices corporels.

Djiby Sow, ami du défunt et le dernier à l'avoir vu témoigne dans les colonnes de L'Observateur. Dès son arrivée, il a été menotté et placé en garde à vue. Alors que les gendarmes le conduisaient au poste, Djiby Sow raconte que Moustapha Kébé l'a supplié de ne pas le laisser entre les mains des gendarmes car ils allaient le tuer.

 L'Observateur explique que lors de sa garde à vue, ses proches se sont rendus à la gendarmerie pour lui apporter à manger mais ils n'ont pas pu le voir. C'est seulement le lendemain, que les gendarmes ont appelé ses proches pour les informer de son décès. Et ont avancé qu'il s'était donné la mort en se pendant avec son slip, dans la cellule. Ce qui aux yeux de ses compatriotes est tout à fait absurde, puis qu'en position de garde à vue, le détenu est dépouillé de tout ce qui est susceptible de lui porter préjudice. Djiby Sow, explique qu'au moment où les gendarmes l'ont emmené, Moustapha Kébé était en parfaite santé et avait même jeûné. Toutes choses qui poussent les Sénégalais établis à Libreville à manifester pour réclamer justice pour leur ami.

mardi 14 juillet 2015

Les 4 enfants de Guédiawaye retrouvés: Ils étaient ligotés et battus, le ravisseur était une femme

Les habitants du quartier Touba Bagdad de Guediawaye ont poussé un grand ouf de soulagement. Les 4 garçons enlevés depuis jeudi dernier ont finalement été retrouvés, rapporte L Observateur. Mais Serigne Saliou Seck, Talla Gaye, Malick Hanne et Cheikh Sall auraient subi les sévices de leurs ravisseurs. Les quatre gamins ont été retrouvés dimanche aux environs de 1h du matin dans le quartier de Diamaguène, non loin du camp militaire de Thiaroye. Mais, personne n est en mesure de dire les circonstances dans lesquelles ces enfants ont été retrouvés ou encore le motif de leur rapt.
La mère de Malick Hann, raconte dans les colonnes du journal que c est un individu qui les a retrouvés, le dimanche vers 1h du matin et qui a avisé la radio Rail bi Fm. C est ce qui nous a permis de savoir que les enfants avaient été libérés par leur ravisseur. La dame qui les avait enlevés a dû certainement être apeurée par la vindicte populaire pour les jeter dans la rue à cette heure. Une version confirmée par le jeune Cheikh Sall, le plus âgé des 4 enfants enlevés, 6 ans. On nous avait attachés tous les 4 à l aide d une grosse corde et lorsqu’on pleurait, on nous frappait durement avec un bâton. L enfant porte encore les stigmates de son calvaire. Le corps du petit enfant porte les égratignures laissées par la corde à laquelle il était attaché et des coups qu’il a reçus.

samedi 11 juillet 2015

L’AGRICULTURE AU SÉNÉGAL, UN SECTEUR PORTEUR

Le ciel a ouvert ses vannes depuis la semaine passée dans la région de Matam. Presque toutes les localités du Fouta ont été arrosées selon une source proche du service météorologique.
Le potentiel agricole du Sénégal est varié. Les terres exploitables sont vastes notamment dans la vallée du fleuve Sénégal et en Casamance, zones privilégiées de la culture du riz, mais aussi dans la région du Baol, l’historique bassin arachidier. Des chaines de valeurs se mettent en place et d’importantes industries de transformation sont déjà opérationnelles. Le pays dispose des capacités nécessaires pour passer du statut net d’importateur de produits alimentaires à celui d’exportateur.

Mais il ne pleut pas au Sénégal. L’hivernage 2014 était très mauvais. Le président de la République et son gouvernement étaient au courant depuis un certain temps que les pluies seront rares au Sénégal d’après le rapport des experts africains qui ont bénéficié de l’appui technique d’un expert de Météo France. La météo nationale a même annoncé que la saison des pluies de cette année sera courte. Les agriculteurs sénégalais sont conseillés d’utiliser des semences à duré courte.

mercredi 17 juin 2015

Thilogne : Six jeunes écroués par la gendarmerie après le meeting de Farba Ngom

La tension est montée d’un cran à Thilogne, suite à l’arrestation, hier, par la gendarmerie de Ourossogui de quatre jeunes. Ces derniers avaient manifesté lundi dernier contre le manque de considération du Président Macky Sall à l’égard de leur ville.

Convoqués, hier, à la brigade de gendarmerie de Ourossogui, la bande à Amadou Alassane Sow alias Zorro a été placée en garde-à-vue. Les populations de Thilogne sont dans tous leurs états. Elles menacent de se faire entendre si les jeunes ne sont pas libérés. Dimanche dernier, lors d’un meeting tenu à Bosséa le député Farba Ngom avait soutenu que Thilogne n'a pas de place pour abriter l’hôpital que le Président avait promis pour leur localité. Considérant cette déclaration comme un manque de considération envers leur ville, les jeunes de Thilogne ont tenu un point de presse avant de brûler des pneus sur la route.

samedi 13 juin 2015

Ndendory : investissements fantômes de la SOMIVA

Les populations de Ndendory ne voient pas toujours les grands investissements annoncés par la société minière de SOMIVA. En effet, cette société a prévu d’injecter plus de 140 milliards dans cette partie nord du Sénégal, des investissements qui ont commencé depuis 2013 avec un montant de 35 milliards étalé sur 25 ans. Des investissements qui sonnent finalement comme des airs de promesses d’éléphants blancs pour une population assise sur une mine d’or et qui attend toujours sa part du gâteau.

Les grands investissements à hauteur de 140 milliards prévus par la Somiva sont encore invisibles aux yeux de la population de Ndendory, localité située à 55 kilomètres de Ourossogui. Les habitants de cette zone qui espéraient un changement conséquent de leur quotidien avec les avantages afférents aux exploitations des phosphates. En effet, la société minière avait promis d’ériger des infrastructures sanitaires et des écoles pour compenser les quelques désagréments. Moussa est un jeune homme, natif du village reste amère quant à l’évocation de ces investissements : « je ne veux même pas qu’on me parle de ces investissements, c’est un leurre de la somiva. Ils nous avaient promis beaucoup de choses et surtout de l’emploi. Ils nous ont fait remplir des fiches pour nous embaucher et cela fait 5 mois maintenant que nous attendons. » Une frustration qui reste le dénominateur commun de ces populations lassées d’attendre, Ousmane Sy fils du terroir surveillant de son état au lycée de Hamady Ounaré abonde dans le même sens : « nous les populations de Hamady ounaré, nous ne sentons pas les impacts positifs de la présence de sociétés minières. C’est un étranger qui vient exploiter nos ressources sans même faire bénéficier à la population autochtones un minimum d’avantages». Et pourtant le maire de Ndendory Bassirou Doro Ly aux lendemains de sa réélection a tiré la sonnette d’alarme pour avertir la société minière : « depuis 2009 jusqu’à nos jours, la société de Cheikh Amar exploite les phosphates de Matam mais la zone ne bénéficie absolument de rien. Aucune retombée. Nous n’avons ni taxes, ni impôts sur les revenus. Absolument rien. » L’édile de cette localité a toutefois précisé que la donne va désormais changer : « Mais, c’est fini tout ça !, tranche-t-il. Il faut que ce soit clair. Cheikh Amar nous doit une taxe communale depuis 2009. Nous ne sommes plus une communauté rurale. Nous sommes devenus une commune. Avec ce nouveau mandat que les populations viennent de nous confier, nous allons exiger et obtenir de la transparence dans toute exploitation de minerais dans cette zone. Nous saurons qu’est ce qui est exploité ? Qui l’exploite ? A quelle fin ? Et qui sont les destinataires des exploitations ? »