mercredi 2 juillet 2014

Ramadan : comment tenir sans manger pendant les jours les plus longs de l'année ?



Cette année, le Ramadan demandera des périodes de jeûne particulièrement longues. Francetv info répertorie 5 conseils pratiques pour ne pas trop souffrir en attendant les festivités du soir. 

Pendant le ramadan, les musulmans doivent observer une période d'abstinence quotidienne : pas de nourriture, pas d'eau, pas de relations sexuelles, pas de cigarettes pour les fumeurs... Et ce, depuis l'aube jusqu'à la tombée de la nuit. Mais, en cette période, les jours sont les plus longs et les plus chauds de l'année. Francetv info répertorie quelques conseils pour jeûner 18 heures sans mettre sa vie en danger. 
1.    Le matin, se lever pour manger, même si c'est très tôt
3h34. Ça fait tôt. Il est pourtant important de mettre son réveil pour casser la croûte. "Le repas du petit matin est très important car il va apporter toute l'énergie nécessaire pour ces longues journées. C'est l'astuce pour éviter les coups de fatigue", rappelle Christina Bortuzzo, médecin généraliste au centre de santé de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Les jeûneurs devront surtout manger des sucres lents : "de la semoule, des vermicelles, du boulgour, parce qu'ils sont plus longs à digérer". Le médecin conseille aussi de consommer de la viande et du fromage pendant ce premier repas de la journée. Pas de petit déj' sur le pouce donc.
2.    Le midi, faire la sieste
Le rythme de l'organisme est perturbé puisqu'il faut manger la nuit. L'idéal est de faire une sieste à la mi-journée pour pouvoir compenser la perte de sommeil nocturne. "Une autre solution consiste à faire la sieste en sortant du travail, comme en Espagne", conseille le médecin. Elle rappelle cependant qu'il ne faut pas complètement se dérégler en dormant toute la journée. Il est aussi important de limiter ses activités physiques. Pour les personnes qui ont un emploi très physique, "le mieux est de poser des vacances ou de reporter ses jours de jeûne en les rattrapant avant le prochain ramadan".
3.    L'après-midi, aller au cinéma (ou à l'ombre)
Le généraliste conseille d'éviter au maximum le soleil. S'il fait très chaud dans les pays musulmans (comme au Maghreb ou dans le Golfe), les journées y sont aussi beaucoup plus courtes qu'en France. "Il faut rester le plus possible dans des pièces fraîches, à l'ombre. En cas de forte chaleur, aller dans des lieux climatisés. C'est l'occasion d'aller au cinéma." 
En ces jours d'été, le risque principal est la déshydratation. "Il faut impérativement boire 1,5 l d'eau par jour minimum, rappelle le médecin. Bien s'hydrater le soir dès la rupture du jeûne, en buvant régulièrement des petites gorgées jusqu'au petit matin". N'hésitez pas à abuser des soupes, potages et autres bouillons
4.    Le soir, ne pas se ruer sur la nourriture
Après avoir eu faim toute la journée, le réflexe serait de sauter sur le buffet une fois le jeûne rompu. C'est un écueil à éviter. "Le premier repas du soir doit commencer par une boisson, comporter des sucres rapides pour apporter rapidement de l'énergie et rebooster l'organisme qui a souffert du jeûne de la journée, mais ne pas être lourd pour autant", explique le médecin. Les dattes et autres fruits sont une bonne solution. Idéalement, ce repas est suivi deux à trois heures plus tard d'une collation plus légère comprenant "une soupe, une viande blanche ou du poisson et un légume". Le plat ne doit pas être trop copieux parce qu'il n'est pas suivi d'activité physique et, surtout, pour pouvoir ressentir la sensation de faim au petit matin.
5.    De manière générale, faire attention aux sucreries 
Pour les musulmans, la rupture du jeûne est synonyme de fête. Le repas s'accompagne donc de nombreuses pâtisseries, au miel ou à la pâte d'amandes. Mais il ne faut pas en abuser. Les sucres rapides se diffusent rapidement dans l'organisme. Ils donnent un coup de fouet, mais ne tiennent absolument pas au corps et risquent de faire prendre des kilos en trop, explique le docteur Bortuzzo, qui constate chaque année des troubles digestifs gastriques et intestinaux pendant le ramadan. "Faire le ramadan ne veut pas dire qu'il ne faut pas manger équilibré, bien au contraire. C'est la clef pour rester en forme". 

Au Kenya, un avion-cargo s’écrase sur un immeuble de Nairobi




Un avion-cargo s’est écrasé, ce mercredi matin, lors de son décollage sur un bâtiment dans un quartier proche de l'aéroport, de Nairobi, la capitale du Kenya. Il n’y aurait aucun survivant du côté de l’équipage qui comptait quatre personnes. Le vol avait comme destination Mogadiscio en Somalie.

L'avion s'est écrasé à quatre heures du matin contre un immeuble commercial situé près de l'école d'entraînement de paramilitaires GSU dans le quartier Embakasi à Utawala, juste à côté de la piste de l'aéroport Jomo Kenyatta International à l'est de la capitale, Nairobi. L'impact qui a sévèrement endommagé l'engin a eu lieu juste après le décollage.

Il semblerait que l'avion volait bas et aurait percuté un poteau électrique. Le chef de la police de Nairobi, cité par plusieurs médias locaux, affirme que l'avion, un Fokker 50 était en partance pour Mogadiscio en Somalie et transportait du khat, cette plante euphorisante très consommée dans la région.

La Croix-Rouge kényane est sur place. Il n'y aurait aucun survivant parmi les quatre personnes présentes dans l’avion. Le responsable de la sécurité de l'aéroport international affirme que l'enquête est en cours et qu'il est trop tôt pour spéculer sur les raisons de ce crash. Le drame a déjà commencé à créer des embouteillages dans cette zone très fréquentée à cette heure matinale. La police est sur place, ainsi que des enquêteurs.
Par RFI

Recomposition du gouvernement et de sa majorité : Macky, un otage libéré

Ses hommes ont perdu là où il ne fallait pas et Macky Sall en profitera sûrement pour les punir sans contrainte. Le chef de l’Etat aura donc à faire avec les vainqueurs, même ceux qui ne sont pas de son camp.
La défaite de Benno bokk yaakaar ou de l’Apr est difficile à avaler pour son chef, Macky Sall. Mais elle sera un baromètre de ce que sera la suite de son mandat. Le chef de l’Etat, longtemps considéré comme un homme «pris en otage» par ses fidèles lieutenants apéristes et ses alliés, a tout de même les cartes en mains. Pour la prochaine Présidentielle, il ne peut compter (seulement) sur les communes et départements d’ail­leurs, parce que le défi à relever sera de ne pas laisser confirmer les voix perdues à Dakar. Le verdict des urnes ayant déterminé le poids de chacun de ses éléments, Macky Sall peut se séparer de certains d’entre eux, battus, sans être accusé d’avoir trahi qui que ce soit. Aux premières heures de ce qui ressemblait à une «dualité au sommet» entre lui et son Premier ministre, d’aucuns avaient soupçonné le chef de l’Etat d’être «derrière» les attaques contre Mimi Touré et de laisser pourrir une «mise à mort programmée». Aujourd’hui, la sélection devient naturelle avec la défaite du chef du gouvernement à Grand Yoff et face à Khalifa Sall. De la même manière, «punir» Seydou Guèye et d’autres ministres et directeurs généraux, ajournés à l’examen des Municipales et Départementales, serait vu comme «logique». Le message était pourtant clair et semblait inspiré de la philosophie de François Mitter­rand aux jeunes du Ps : «Faites vous élire ! (…) Pour durer, asseoir votre légitimité et avoir une chance de rebondir, mieux vaut une solide base locale qu’un éphémère portefeuille ministériel». Cela n’a pas été le cas pour nombre des ministres de l’Apr ou de Bby.

Macky obligé de composer avec le réel
Mais au-delà de son propre parti, Macky Sall ne manquera pas d’analyser son alliance avec Moustapha Niasse et l’Afp. Il est vrai que dans un contexte où le Ps, avec Khalifa Sall, capitalise le succès de Taxawu Dakar, il serait impensable d’affaiblir ce gentleman agreement réaliste. Il s’agit seulement de se rendre compte de l’apport des Progressistes symbolisé, par exemple, par la non reconduction du maire du Point E, Malick Diop. De façon générale, une recomposition s’impose au chef de l’Etat : faire avec les nouveaux élus qui ont ravi la vedette à ses hommes de confiance, c’est-à-dire composer avec le réel. Choisir les hommes qu’il faut pour atteindre «son» Sénégal émergent, car le deuxième mandat dépendra de son bilan. Et là, le prochain gouvernement pourrait accueillir de nouveaux visages, pas forcément politique ou «quotataire» de son parti ou de ses alliés. Il lui avait été reproché de faire la part belle à ses alliés au détriment de ses hommes qui, finalement, ont été admis dans l’équipe de Mimi Touré. Cette contrainte est aujourd’hui levée par l’échec de nombre de ses ministres apéristes défaits dans leur fief. Et ces révélations ne sont pas toujours de l’opposition, mais issues des listes parallèles ou citoyennes qui ont émergé dans Dakar ou dans les régions. Sans doute, le premier acte de cette nouvelle forme d’alliance commencera par la rude bataille des conseillers devant désigner le maire.

Par Hamath KANE

mardi 1 juillet 2014

Trafic entre le Nigeria, le Bénin et le Niger : Une «usine à bébés» démantelée

Les nouveau-nés étaient destinés à être vendus à des «clientes» fortunées, venues du Niger.
Les «usines à bébés» sont devenues une nouvelle «spécialité» au Nigeria. Depuis 2011, la police a découvert plusieurs établissements clandestins où des jeunes femmes enceintes sont retenues jusqu’à leur accouchement. Avant de voir leurs bébés vendus aux plus offrants, souvent des familles qui n’arrivent pas à avoir d’enfant.
Or ce trafic semble désormais étendre ses réseaux aux pays voisins du géant économique de l’Afrique de l’Ouest. Cette semaine, c’est en effet un commerce triangulaire qui a été démantelé, après une longue enquête impliquant la police nigériane et celles de deux Etats limitrophes : le Niger et le Bénin.

Malédiction
Les filles enceintes se trouvaient dans le Sud du Nigeria, dans l’Etat d’Ogun, où les bébés étaient discrètement vendus à des femmes venues du Niger,  pourtant le pays qui connaît le plus fort taux de fertilité au monde. Les «clientes» se rendaient ensuite à Cotonou, au Bénin, pour établir les faux certificats de naissance dans une clinique complice.
Pour l’instant, cette nouvelle affaire de bébés commercialisés fait surtout scandale au Niger. Car parmi les mères adoptives, se trouvent la seconde épouse du président de l’Assemblée nationale et celle du ministre de l’Agriculture. Toutes deux ont d’ailleurs été arrêtées et emprisonnées au Niger jeudi, avec quinze autres personnes également impliquées dans le trafic. Dans plusieurs pays d’Afrique, ne pas avoir d’enfant continue à être vécu comme une infamie, voire une malédiction pour les familles.
Mais c’est au Nigeria que le phénomène d’usines à bébés a pris des proportions rarement égalées. En 2012, un rapport de l’Union européenne sur le trafic d’êtres humains épinglait d’ailleurs ce pays comme celui où le fléau est le plus répandu au monde. Lequel nourrit régulièrement la chronique des faits divers : ainsi en mars, une autre maternité clandestine a été démantelée par la police, qui a libéré huit jeunes femmes enceintes.
En 2013, deux autres usines à bébés avaient été découvertes. Dans l’une d’elles, 17 adolescentes affirmaient être tombées enceintes après avoir été violées par le même homme de 23 ans, qui avait aussitôt été arrêté.

Orphelinat
Dans la plupart des cas, il s’agit de jeunes femmes qui fuient leurs familles pour cacher une grossesse indésirée. Le prix d’un nouveau-né peut atteindre jusqu’à 1 500 euros. Mais parfois ils ne sont pas adoptés : comme dans cet orphelinat, découvert en avril 2012, où les nourrissons étaient destinés à la vente pour des rituels de magie noire.

liberation.fr